Concept, Création, Réalisation :Kaloutch
Une initiative associative pour
promouvoir  les artistes,
aider et conseiller les organisateurs,
proposer une nouvelle
diffusion culturelle
Agence artistique de l'Artois

Dossier de la semaine dernière : l'HADOPI

Bonjour !  Ce site est la première étape d'une action qui vise à redynamiser la diffusion des artistes de la région Arrageoise, actuellement en projet

Les news de la semaine
Concert Ferrat en préparation    Ecouter les extraits

Et, plus inattendu, un remix (vocal) de la chanson "Sauve le monde" de K-reen dans le cadre du concours organisé par Astrad Music (initiative écolo et sympa) =>
Chansons de mariage à demander ICI

MP3

Ici la Soirée Quinquas +/-10

Et Quelques beaux extraits de Mr Aznavour interprété par mes soins

Et le BONUS .... Les chansons francaises revisitées


Les orchestrations sont
toutes écrites sous Cubase
et composées d'instruments VST
et de prises audio

Question, avis, Chanson de Mariage
 

Aujourd'hui je vous propose trois pages d'artistes disponibles :

- Jean Luc chante Eddy Mitchell

- Voyage en chanson au pays Chti

- Le concert Dance de Kaloutch


Découvrez ici le Cd "Kaloutch visite Brassens"


Découvrez ici le Cd "Les chansons d'Aristide"
Productions d'artistes arrageois


Quand ils chantent leur ville

petite piaf !
Jean Luc, Toujours Rocker

Hommage à Monsieur Nougaro

Un petit cabaret Bruant ?
Le cabaret de la mémoire de Lille.

Performances Vocales

Mini dossier : Droits d'auteurs : Sacem or No-sacem ?
Le moins qu'on puisse dire, c'est que parmi les institutions secouées par les nouvelles technologies, la vénérable SACEM est aux premières loges.
Il faut considérer que, depuis longtemps elle impose ses lois en matière de droit, de rétribution, de gestion des droits d'auteurs, au point que certains en sont venu à la considérer comme une institution officielle d'état.
La SACEM est une institution privée initiée par un groupe d'artistes au 19ème siècle qui ont en quelque sorte inventé le "droit d'auteur à la française".
Il ne s'agit pas ici de faire un cours sur la notion de proprtiété artistique, de droit moral ou patrimonial, mais de situer où et comment la Sacem intervient et j'en connais quelques formes.
D'abord la SACEM protège. Un auteur, un compositeur peuvent s'inscrire à la SACEM  et y déposer leurs oeuvres selon des procédures définies. Ce dépôt leur permettra éventuellement d'intervenir en justice en cas de copie ou reprise de l'oeuvre. Attention ! Dès que l'on est inscrit à la Sacem on doit y rester et la mandater pour gérer ses droits. 
Ensuite, la SACEM s'occuppe du droit de diffusion des oeuvres qui est une affaire compliquée: diffuser la radio dans une salle de restaurant n'est pas du même type que de faire passer un orchestre qui joue des oeuvres existantes : il y a des droits sur les textes, la musique, l'arrangement, l'édition.
Théoriquement la sacem devrait tout savoir :  des concerts petits ou grands, des salles de danse, des cabarets, des fêtes associatives, à l'exception des manifestations à caractère exclusivement privée (qui est parfois une notion ambigüe). A l'évidence cela lui est impossible et seules les manifestations publiques sont réellement comptabilisées.C'est d'ailleurs là que se fait le gros du business. Si vous avez écrit ou composé pour de grandes star qui font des concerts de plusieurs milliers de personnes, vous serez riches. Si vpous avez écrit quelques chansons qui risquent d'être interprétées par les enfants d'une école le jour de la remise des prix, vous risquez de ne pas manger tous les jours.
 
Enfin la sacem régit les droits de reproduction par la SDRM. Le moindre pressage ou gravure de support disque, CD ou DVD doit avoir été agréé par cette institution.     
Tout cela est très bien. Mais voyons le cas concret de Jules:
voilà des années qu'il bosse pour écrire des chansons, paroles et musique. Tout à fait en dehors de la qualité de ce qu'il fait, mais qui est une vraie création, le voici qui, un beau matin, décide de "faire un disque".
Galère bien connue des autoproducteurs: arrangement, enregistrement studio, mix, négociation pour le pressage et enfin demande d'autorisation à la SDRM.
Si Jules a protégé ses titres par ses propres moyens, et qu'il gère lui même ses droits d'auteurs, il ne devra rien à la SACEM. Dans ce cas on peut se demander à quel titre elle se permet d'autoriser le pressage pour des oeuvres qui ne la concerne pas !
S'il a déposé ses oeuvres, il lui faudra acquitter de suite les droits d'auteurs (qui lui appartiennent) en considérant qu'il les récupèrera sur une vente (hypothétique) de ses CD. A réfléchir !
On commence à considérer les choses un peu autrement.

Anecdotes historiques :
 
Aujourd'hui la sacem accepte toutes les créations, et surtout tout les créateurs quelque soient leurs personnalités et leurs histoires.
Il faut savoir  qu'il fut un temps où il fallait passer une sorte d'examen où l'on présentait ses diplômes et l'on en passait par un devoir sur table. Celui d'un certain Gaston Brunschwig (plus connu sous le nom de Monthéus est resté célèbre.
Le sujet imposé était: ”l’heure de l’angélus aux champs”, un thème à mille lieues des préoccupations quotidiennes du jeune Gaston Brunschwig, citadin dans l’âme et lié de toutes ses fibres à la classe ouvrière.
Au terme des deux heures imparties pour l’examen, le candidat bouleverse tous les clichés de l’image bucolique avec une chanson au titre pour le moins imprévisible:
Du Pain Ou Du Plomb,
qu’il signe d’un ”Montéhus” aux arabesques nerveuses.
Plus proche de nous, La grande Edith piaf aurait pu signer des textes et des musiques, mais elle n'avait pas passé la sacro sainte évaluation, et ne comptait pas s'y plier, de ce fait quasiment rien de ce qu'elle a écrit ou co-écrit n'est inscrit à son actif SACEM.
Enfin, il paraîtrait qu'au fond du paradis, un petit bonhomme se promène avec avec une pancarte "SACEM" en répétant en boucle " téléphoner ... maison..." . Il s'appellerait  Pierre Delanoé. 
 
Le nouveau concept du "libre de droit" 
 
L'idée semble sympathique au départ. Il est vrai que la SACEM ne fonctionne réellement que pour les "têtes d'affiches" (qui sont d'ailleurs largement représentées dans ses instances dirigeantes).
Elle n'est pas adaptée aux artistes débutants (sauf cas particulier) pour qui les frais d'inscription risquent de dépasser les rentrées financières.
D'autre part, rien n'oblige un auteur ou un compositeur à en passer par la sacem.
Pour ceux qui souhaite gérer autrement leurs droits d'auteurs, il suffit donc de protéger son oeuvre par un autre moyen (il en existe de nombreux) et de se déclarer propriétaire de tous ses droits.
Ils trouveront par la suite sans problème des bonnes âmes pour leur proposer, soit de diffuser gratuitement, soit de vendre contre rémunération leurs oeuvres sur la toile.
Il existe même des hauts créatifs qui ont inventé une formule pour proposer de la musique en diffusion "libre de droit" à des lieux publics (restaurants, salles d'attente) à des prix défiants toute concurrence.
Il est clair que les responsables de ces lieux publics rechignent à signer ce genre de contrats, notamment ceux qui ont déjà eu affaire à un agent de la SACEM qui ne sont pas réputés pour leur affection et leur compréhension.
En y regardant de plus près, on s'aperçoit que cet ensemble polymorphe divers et varié qu'on appelle "libre de droit" tend à devenir, soit une antichambre de la sacem, soit une mini sacem parallèle.
 
On ne peut que conseiller l'extrème prudence à ceux qui s'engage dans un contrat avec ces structures.
 
Par contre, il demeure un vrai besoin de sas intermédiaire entre le "rien" et le "tout SACEM" et il est étonnant que les responsables sacem eux-mêmes n'y ait pas pensé. Pour l'instant la sacem n'organise que des concours qui ressemblent fort à une pêche aux auteurs.